Personne passée par Comète via les Pyrénées

Dernière mise à jour le 12 août 2011.

Jack Edward COPE / 1377332
Thornton Heath, Surrey, Angleterre.
Né en en 1920 à Hampstead, Londres / † ?
Sgt, RAF Bomber Command, 115 Squadron, bombardier.

Vickers Wellington Mk III, X3675, KO-D, abattu la nuit du 28 au 29 août 1942 lors d'un raid sur Nuremberg par un chasseur allemand du 11./NJG1 (Hauptmann Bietmann).
Ecrasé à Grand-Hallet (province. de Liège).
Durée : 3 semaines.
Passage des Pyrénées : le 23 septembre 1942.

Informations complémentaires :

Rapport d'évasion SPG 869 (incomplet).

L'appareil décolle de Marham vers 20h30.

Trois hommes perdent la vie : le pilote, W/Off John George Smith, 23 ans ; les mitrailleurs Sgt William John Sharpe, 20 ans et Sgt Leslie George Carr, 20 ans. Ils sont tous trois enterrés au Heverlee War Cemetery près de Leuven/Louvain. Le Sgt N.J. Mackenzie, RNZAF est fait prisonnier.

L'appareil est touché par la Flak au-dessus de Liège, et le fuselage et le système hydraulique prennent feu. Jack Cope saute à 6000 m et atterrit dans un champ de navets. Il ne parvient pas à y enterrer son parachute et se décide à le dissimuler sous un tas de feuilles. Il marche pendant trois heures en direction du Sud-Ouest, à travers champs et longeant parfois des voies de chemin de fer, en évitant les zones habitées.

Vers 2 heures du matin le 29 août, il se repose dans une meule de foins à Folx-les-Caves, à une dizaine de kilomètres à l'Ouest de Hannut. Il se réveille vers 5 heures et est aperçu par la femme du fermier à laquelle il dit "Je suis anglais". La femme le fait entrer dans la ferme et lui donne à manger. Il lui demande l'adresse du curé, mais comme celui-ci ne s'y trouve pas, il s'informe auprès d'autres fermiers. Là, dans une ferme plus cossue, il est nourri, reçoit un costume civil complet ainsi qu'une somme de 1500 francs belges. Vers 11 heures, un membre de la famille le mène à Bruxelles où il est mis en contact avec une organisation.

Cope reste quatre jours à Bruxelles, du 29 août au 02 septembre, en passant de maison en maison. Son convoyeur et logeur d'un soir est Emile HEYDE, du 45 Avenue Thibaut à Etterbeek. HEYDE le fait loger ensuite chez Jacques MIEDZINSKY, un serveur de la taverne Grüber de la Place Rogier, chez M. MATTON de la Chaussée de Mons et M. VOGELAERS de l'Avenue des Croix de Feu.

Le 02 septembre, il part à Anvers en train et y reste une semaine. Il est amené dans un grand magasin faire des photos et reçoit des papiers belges. Deux assistants à Anvers sont Robert "Porece" (Robert Poreye) et M. "Scott" (Louis DESCHODT). Le 07 septembre, POREYE prévient HEYDE qu'il peut lui remettre Cope et un rendez-vous est pris à la taverne Grüber à la Place Rogier.

Il revient à Bruxelles le 09 septembre et reste une semaine chez les MARECHAL, guidé par Elsie. Il y entend parler d'un natif d'Angleterre (Newcastle) qui héberge deux soldats blessés. Il part le 16 septembre à 07 heures pour Paris, guidé à la gare par Elsie. Des contrôles d'identité sont effectués sur tout le trajet.

A 18 heures, on inspecte sa valise à l'arrivée à Paris. Il est emmené près de la station de métro DUROC (près du Bd des Invalides) chez un homme qui a la réputation "de bien cuisiner" (Aimable FOUQUEREL au 10 Rue Oudinot ?). Il y rencontre "Andrée Paul" et son père (les DE JONGH). Ce sont trois Belges de l'organisation. Une autre membre est Elvire, une Française dont le frère est entre les mains de la Gestapo (Charles MORELLE). Cet homme avait aidé Andrée DE JONGH à monter son organisation. René COACHE au 71 Rue de Nanterre à Asnières le déclare logé par ses soins. Cope reçoit une carte d'identité et quitte Paris "le 02 octobre" (sic).

C'est bien le 20 septembre qu'il quitte Paris avec deux femmes (Andrée DE JONGH et Jeanine DE GREEF) et les évadés Ralph Van den Bok, Anton Wasiak et Edgar Costello-Bowen. Ils reçoivent des tickets pour Saint-Jean-de-Luz à Bayonne, de la mère de la fille ("Tante Go") et d'un Anglais ("Bee" Johnson), afin de ne pas paraître venir de Paris.

A Saint-Jean-de-Luz, ils vont d'abord manger et loger au 7 Rue Salagoïty chez Ambrosio SAN VICENTE ARRIETA et Marichou ANATOL.

Ils partent pour l'Espagne le 22 au soir. Ils se rassemblent dans une ferme : les quatre aviateurs, les deux femmes (Andrée DE JONGH et Jeanine DE GREEF), et "Bee" JOHNSON. C'est le 23e passage de Comète, par la route classique de la Bidassoa.

DE JONGH et un guide basque les mènent en Espagne. A 05 heure, ils arrivent à une ferme. Ils s'y reposent pendant que Dédée va à San Sebastian chercher une voiture qui vient les prendre après 20 heures. Ils y logent chez Federico ARMENDARIZ.

Le 24, le consul de Bilbao leur dit qu'ils partiront pour Madrid le lendemain. Ils y restent trois jours et se rendent alors à Gibraltar en train sous l'escorte d'un policier espagnol. Ils restent quatre jours à Gibraltar et sont rapatriés le 02 octobre.

Il est interrogé en GB le 06 octobre.


Mot de remerciement de Cope dans le carnet de Ambrosio San Vicente.


(c) Philippe Connart, Michel Dricot, Edouard Renière, Victor Schutters