Personne capturée durant son évasion

Dernière mise à jour le 21 novembre 2012.

Earl W. HALL / 3328720
1016 Mordoch Avenue, Parkersburg, West-Virginia.
Né le 03 juillet 1917 à Pittsburgh, Pennsylvanie / † le 20 octobre 1988 à Carlisle, Pennsylvanie.
T/Sgt, USAAF 44 Bomber Group 67 Bomber Squadron, mécanicien.
Lieu d'atterrissage : Wilogne, région de Wibrin.
B-24H-1-FO Liberator, 42-7547, X / "Sky Queen", abattu le 29 janvier 1944 par un FW190A, UOfz Kurt Stahnke, du 7./JG 26, lors d'une mission sur Frankfurt.
Ecrasé près de Wilogne, à proximité de la route Wibrin-Dinez, Luxembourg belge.
Durée : 3 mois.
Arrêté le 28 avril 1944 sur la fausse ligne KLM.

Informations complémentaires :

Rapport de perte d'équipage MACR 2251.

En route vers l'objectif, l'appareil est touché au Nord-Est de Trier vers 11h25. Les cables de contrôle sont sectionnés sous la cabine de pilotage et une aile est en feu. L'auto-pilote ne fonctionne pas et au moins un des moteurs est hors d'usage. Le pilote, 1st Lt Harold H. Pinder, donne l'ordre d'évacuer. Quatre membres d'équipage sont tués, cinq autres atterrissent sains et saufs, le S/Sgt Milas L. Green, blessé, est fait immédiatement prisonnier.

Pinder parviendra d'abord à s'évader, en compagnie du radio T/Sgt Abe Sofferman et ils resteront dans la région de Wibrin avec un groupe de résistants locaux. Ils iront de cachette en cachette, entre autres à Fays et Bonnerue puis se retrouveront dans un camp de maquisards en pleine forêt, près de Harre, entre Werbomont et Manhay. Le camp est découvert par les Allemands - peut-être sur dénonciation - et le 26 février 1944, au premier jour d'une attaque du maquis par des troupes dirigées par un général russe rallié au Reich, Sofferman est abattu alors qu'il essaie de s'enfuir. Cette bataille dure quatre jours et oppose une septentaine d'Allemands et une quinzaine d'évadés et maquisards. Pinder est finalement arrêté et sera interné au Stalag Luft 3.

Le navigateur, 2nd Lt Donald S. Boomer, réussit à s'évader également et le soir même entre en contact avec la Résistance. Lui aussi est mené de cachette en cachette dans la région. Il est placé dans un camp de maquisards (peut-être le même que Pinder et Sofferman ?) et y rencontre un aviateur américain, un Sgt Sheppard/Shepard. Vers la mi-mars, ce dernier et Boomer quittent Liège en direction de la frontière suisse. Arrivés près de la frontière, ils sont tous deux arrêtés par une patrouille allemande.

Quant à Earl Hall, il atterrit également dans les Ardennes à Wilogne et se retrouve en compagnie de Lawrence Grono. Il sont conduits chez Gaston MAUS de ROLLEY à Champs par Firmin CENSIER et Joseph STEVELER. Ils y restent six jours, le temps de transmettre leur identité et attendre les directives d'évacuation. Les mêmes guides les évacuent vers le rendez-vous de prise en charge.

A Bruxelles, Marianne LEY du 11 Rue de la Luzerne à Schaerbeek les convoie.

En février 1944, Céline DE VREUGHT veuve HEUTEN, au 23 Avenue Arnold Delvaux à Uccle cherche des logements pour Hall et Grono. Elle est en rapport avec Edgard MARYSSAEL, poissonnier au 752 Chaussée d'Alsemberg à Uccle, lui-même au contact de Prosper SPILLIAERT, qui les convoie avec Marcelle MARTENS.

Charles HOSTE et Jean PORTZENHEIM l'identifient et le photographient le 25 mars 44.

Hall est hébergé 4 jours chez la mère de cette dernière, Angèle OLLEVIER-DELATTRE, au 1 Rue Charles Bernaerts à Uccle.

Il sort de EVA le 28 avril 44, convoyé par Jean PORTZENHEIM. Jeanne OTTOY épouse VAN TUYKOM le guide ensuite ce 28 avril avec Lawrence Grono, Geoffrey Rice, Everett Powell et Benjamin Ochart et les remet à Marcel DAELEMANS.

Earl Hall est alors arrêté à Anvers dans le piège de la fausse ligne KLM et interné au Stalag Luft 4 à Gross Tychow (Tychowo), Pologne.


© Philippe Connart, Michel Dricot, Edouard Renière, Victor Schutters