Personne capturée durant son évasion

Dernière mise à jour le 2 septembre 2016.

Horace Edwin J. HORTON ("Harry") /1187663

Né le 19 juillet 1914 à Noss Mayo, Plymouth, Royaume-Uni / † ?
Sgt, RAF Bomber Command 429 Squadron, bombardier.
Lieu d'atterrissage : dans la région de Maaseik.
Vickers Wellington, HZ355, AL-G, abattu la nuit du 11 au 12 juin 1943 par un chasseur du III./NJG4 (Ofw Reinhard Kollak) lors d'une mission sur Düsseldorf.
Ecrasé près de Ophoven, 14 km à l'Est-Sud-Est de Bree (Limbourg belge).

Arrêté le 18 juin 1943 à Hasselt.

Informations complémentaires :

Rapport d'évasion SPG LIB 1261.

Le Wellington décolle d’East Moor à 23h30. Avant d’atteindre l’objectif, il subit l’attaque d’un Ju88. Fortement endommagé par les tirs du chasseur, l’appareil perd de l’altitude, mais le pilote P/O Richard Campbell Ellison parvient à le maintenir sous contrôle tandis que sur son ordre les membres de son équipage l’évacuent. Ellison ne parviendra pas à sauter à temps et il est tué. Son corps n’a jamais été retrouvé et il est commémoré au Runnymede Memorial, près de Windsor dans le Surrey, Royaume-Uni (Panneau n° 131).

Quatre hommes parviendront à s’évader : William Bailey, Walter Mullaney, le bombardier Horace Horton et le radio Edward Nicholson.

Horace Horton atterrit en parachute et marche vers le Sud quand un fermier lui fait rencontrer Pierre VAN DINTER et Titta BEMELMANS, l'épouse du docteur Michel GROENEN de Tongerlo, qui lui pose des questions pour établir son authenticité de RAF. Le 14 juin 43, Albert GIELEN est en fait averti par Titta BEMELMANS qu'un Anglais (Horton) est dans un champ à Aldeneik, un peu au nord-est de Maaseik. Albert GIELEN et Pierre VAN DINTER vont chercher le blessé. Horace Horton et Edwin Nicholson passent ainsi une nuit ensemble à Heppeneert, dans la ferme de Albert GIELEN, près de Maaseik. Pierre VAN DINTER (18 Kerkstraat, Maaseik) sera arrêté peu après, le 22 juin 1943. Envoyé en camp en Allemagne, il mourra le 19 avril 1944 à Poppenweiler (Ludwigsburg).

Ensuite, nous rencontrons deux versions : Henri MACHIELS, du 9 Statiestraat à Diepenbeek les loge, et (selon un texte de Jan Bussels - "De doodstraf als risico. Pilotenhulp in Belgisch Limburg. 1941-1944", publié en 1981) Lucien COLLIN vient les chercher chez lui. Ceci est confirmé par les archives du Groupe Hoornaert-Dirix de Hasselt, avec la date : 15 juin 1943. Ou encore, selon Simone LAMQUIN (secrétaire de SPANOGHE et COLLIN), Horton et Nicholson arrivent le soir du 15 juin de chez Romain DE PEUTER de Bourg-Léopold chez Lucien COLLIN. Horton déclare quant à lui que trois hommes viennent le prendre après son interrogatoire par Mme Titta GROENEN et l'amènent à une ferme, d'où Nicholson venait de partir en auto à Hasselt avec un nommé "MICHIELS".

Quoi qu'il en soit, il est établi qu'ils passent par le service de Maria "Gertrude" MOORS du moulin de Dilsen et logent chez Lucien COLLIN au 41 Rue du Démer / Demerstraat à Hasselt. Walter Mullaney et John M. Smith sont pris en charge par Florent BIERNAUX et son épouse Olympe DOBY au 16 Thonissenlaan à Hasselt.

Le 18 juin, à 7h30 du matin, la maison des COLLIN est envahie par 7 hommes en uniforme ou en civil. Mme Collin demande de pouvoir habiller ses enfants et monter chercher des vêtements (pour prévenir les deux aviateurs). Elle habille les enfants et dissimule des papiers et une arme dans leurs cartables et demande en vain de les conduire chez leurs grands-parents. La Gestapo arrête les COLLIN et les deux évadés, qui avaient tenté de fuir par les toits. La Gestapo connaît le pseudo "Louise" de l'épouse de COLLIN, Clémentine LUCAS. Tous les noms et adresses ont été fournis par l'agent infiltré de la Gestapo parisienne Jacques Désoubrie, qui vient de faire procéder à des arrestations en masse à Paris et Bruxelles les 7 et 8 juin 43.

Lucien COLLIN, qui avait recruté les BIERNAUX à l'Armée Secrète, est fusillé à Poppenweiler (Ludwigsburg) le 30 juin 1944 à l'âge de 35 ans.

Horace Horton est interné au camp Luft 357 de Kopernikus, près de Fallingbostel en Allemagne, comme prisonnier n° 398.


© Philippe Connart, Michel Dricot, Edouard Renière, Victor Schutters