Personne capturée durant son évasion

Dernière mise à jour le 17 septembre 2018.

George Lorne MIKEL Jr / 12099721
En 1945 : 363 Ravenwood Avenue, Rochester, Monroe County, New York.
Né le 8 octobre 1921, Etat de New York / † le 1er avril 1970 à Bergen, Genesee County, New York.
S/Sgt, USAAF 92 Bomber Group 327 Bomber Squadron, bombardier.
Lieu d'atterrissage : ?
Boeing B-17 F60 DL Flying Fortress, 42-3435. abattu par un chasseur le 17 août 1943, lors d'une mission sur Schweinfurt.
Avion écrasé dans un champ à Kuttekoven, près de Tongeren.
Durée :

Informations complémentaires :

Rapport de perte d'équipage MACR 654.

George Mikel se trouvait à bord du B-17, mais ne faisait pas partie de l’équipage habituel du pilote Lt Roland L. Sargent, comme l’étaient James Berry, Harry Richards et Kenneth Fahncke.

Mikel, d'abord évadé, avait été recueilli par Maddy DE DEKEN (Marie DE DEKEN), dans sa Villa Wouwenhof, à 's Gravenwezel, à 5 km au nord-ouest de Schilde près d'Anvers. Il est signalé comme passé à VAN DE BEEK et ensuite remis par BIJLOOS (Guillaume ou Albert ?), de Hasselt, à Pee THYS et conduit le 19 août 43 à Hasselt, où Louis HILKENS l'héberge jusqu'au 22 août au 45 Kempischesteenweg (vraisemblablement l'époux de Paula HILKENS- VAN DER HOUT à cette adresse). Le 1Lt Edwin Lee Vincent, bombardier à bord du B-17 n° 42-3227 de Paul Shipe et de Harry Horton est renseigné comme ayant été hébergé par Marie DE DEKEN en même temps que Mikel.

On signale Mikel comme étant conduit le 22 août au 38 Rue de Visé à Liège chez Emile ROMAINVILLE, "de la section de Charles KREMER" (et également renseigné comme travaillant pour la Ligne "Felix"). La date et l'événement semblent erronés car Emile ROMAINVILLE a été arrêté le 9 août 43 pour trafic d'armes et n'a pas eu le temps de prester dans le domaine de l'évasion. Il a d'ailleurs été remplacé par Charles KREMER lui-même. Ce ROMAINVILLE avait auparavant présenté à FELIX (Charles Gueulette) un certain "Petit Pierre" (Léon LAWAREE) qui, selon Jean Cassart était plus que probablement un agent du traître belge Prosper Dezitter, travaillant pour l’Abwehr.

George Mikel est également renseigné comme aidé à Bruxelles par Henry MALFAIT, du 9 Rue Tilmont à Jette, mais son nom n'apparaît pas dans la liste des aviateurs aidés par lui (liste peut-être incomplète) établie par Henry Malfait après son retour de captivité.

Selon des informations de Michael Leblanc (novembre 2013), il semble que vers le 14 août (?), Marie DE DEKEN a guidé George Mikel et Edwin Vincent à Béthune, à une trentaine de km à l'ouest de Lille, en France, chez Madame Yvonne MOUFLIN au 18 Boulevard d'Artois (vraisemblablement rebaptisé Boulevard Jean Moulin après la guerre ?) en leur disant d'y attendre de nouvelles instructions. Mikel et Vincent auraient vainement attendu là pendant cinq jours et auraient décidé de tenter leur chance seuls en direction de l'Espagne.

Une lettre de George MIKEL du 8 septembre 1945 (reproduite en bas de page et trouvée en 2018 dans des archives américaines) en réponse à une carte postale envoyée le 22 janvier 1945 à ses parents par Lucienne ALBERT du 99 Rue Justin Lenders à Liège, apporte quelques éléments que nous ignorions. Selon cette lettre, Mikel et Edwin Vincent ont été hébergés (durée non précisée) par la famille ALBERT à l’adresse précitée à Liège. La liste des Helpers belges reprend bien Paul, Victor et Lucienne ALBERT à cette adresse, sans autres détails. Mikel mentionne un Mr "Gardier", ami des ALBERT, passé le voir aux USA, son rôle en région liégeoise n’étant pas détaillé (voir photo de cette rencontre en bas de page - nous n’avons pas pu identifier ce J. L. GARDIER, décrit par Mikel comme chef dans la Résistance liégeoise.) Après leur séjour à Liège, Mikel et Vincent ont été conduits par "Robert" vers la frontière belgo-française où ils discutent avec un ami de Mme "HEAUSES" ( ?) qui leur dit qu’ils pourraient être rapatriés par avion en Angleterre endéans cinq jours. L’ami en question retourne à Liège avec une lettre des deux aviateurs à l’intention de la famille ALBERT pour leur signaler leur déplacement. Selon Mikel, après un court séjour du côté français, les deux hommes repassent en Belgique où ils sont pris en charge durant 5 mois par différentes organisations.

Toujours selon la lettre, en mars 1944, ils quittent un groupe de Résistance à Anvers, ayant décidé de rejoindre l’Espagne par leurs propres moyens. Après 4 ou 5 jours de marche, ils sont arrêtés par les Allemands au nord de Paris.

Tous deux seront internés pendant deux semaines à Saint-Quentin, puis pendant 4 mois ½ à la Prison de Fresnes près de Paris. En août 1944, devant l’avance Alliée, comme d’autres prisonniers ils quittent Paris en train à destination de l’Allemagne. Les femmes sont débarquées à une gare, tandis que les hommes continuent leur voyage vers le camp de concentration de Buchenwald, dirigé par les SS, où ils arrivent le 20 août. Grâce à l’intervention d’officiers de la Luftwaffe et l’accord du Maréchal Göring, ils seront transférés dans d’autres camps, pour la grande majorité, y compris Mikel, le 19 octobre 1944 au Stalag Luft 3 à Sagan, en Pologne occupée. Edwin Vincent le suivra le 28 novembre. Devant l’avance des troupes russes, le Stalag Luft 3 est évacué en fin janvier 1945 et après des semaines de marche forcée les prisonniers arrivent finalement au Stalag 7A à Moosburg, d’où ils sont libérés par la 3ème Armée du Général Patton le 29 avril 1945. George Mikel est ensuite ramené en Angleterre puis rapatrié par bateau aux États-Unis, où il arrive le 3 juin.






George Mikel Jr au centre, avec son père à gauche et J. L. GARDIER à droite lors de leur rencontre à Rochester, New York le 13 juillet 1945.

George Mikel est enterré au Saint Bridget Cemetery à Bergen, New York.


La carte de prisonnier de George Mikel attestant de sa sortie du camp de Buchenwald le 19 octobre 1944.


© Philippe Connart, Michel Dricot, Edouard Renière, Victor Schutters