Personne cachée jusqu'à la libération

Dernière mise à jour le 31 août 2018.

Walter Brooks SATTERFIELD / 13014557
Paces, Halifax County, Virginie, USA
Né le 20 novembre 1921 à Alton, Halifax County, Virginie, USA / † le 10 février 2001 à Richmond, Virginie, USA
S/Sgt USAAF 322 Bomber Group 449 Bomber Squadron , mitrailleur arrière
à l'Ouest de Lederzeele, Pas-de-Calais, France.
Martin B-26B-30-MA Marauder N° série : 41-31880 Immatriculation/Nom : PN / ?,abattu par la Flak le 14 janvier 1944 lors d'une mission sur des sites d'armes V dans la région de St Omer, Pas-de-Calais, France
Ecrasé au Sud de Gravelines, Nord, France.
Durée : environ 8 mois.
En région parisienne à la libération.

Informations complémentaires :

Le rapport de perte d'équipage relatif à la perte de cet appareil : MACR 1748. Rapport d'évasion E&E 1169, disponible en ligne.

Le Marauder, assigné au 451st Bomber Group mais volant avec un équipage du 449th, décolle de Saint Andrews vers 09h30. Une minute avant le largage des bombes, l'appareil est atteint par la Flak. L'intercom est hors d'usage et le pilote fait retentir la cloche d'alarme, le signal d'évacuation de l'avion.

Le pilote, le 1st Lt Dan Isgrig est fait prisonnier, comme son copilote le 2nd Lt Charles J. Gemmel et le navigateur/bombardier 2nd Lt George S. Goldstein. Outre Walter Satterfield, deux autres hommes parviendront à s'évader: Daniel Mertes et Wayne Greer.

Walter Satterfield saute à 2500 m, perd dans sa chute la boîte de son kit d'évasion et sa sacoche contenant l'argent devant servir à une évasion. Il n'ouvre son parachute qu'à environ 1000 m du sol et atterrit dans un champ où il est rapidement rejoint par un français qui lui indique où se cacher. Peu après, un jeune garçon lui apporte des vêtements civils et va chercher le fermier Gaston DE GRAEVE qui l'emmène chez lui à Lederzeele vers 19h00. Satterfield y retrouve ses co-équipiers Greer et Mertes, de même que Paul Wolff et Lowell Creason, tous deux de la même escadrille que Satterfield et équipiers à bord du 41-31948 tombé à quelques kilomètres de là.

Satterfield et Greer logent chez DE GRAEVE, tandis que Mertes ira par après loger chez Rémi SAMYN.

Les trois évadés sont pris en charge par des agents du réseau français Centurie. André BOUBERT et son épouse Jeanne CAMUS au 169 Rue de Dunkerque à Saint-Omer logent cinq aviateurs. Trois autres aviateurs de l'équipe de Gaston PLEHIERS sont ramenés à Paris par Mlles Sophia et Julia LEMEUR et Louise LENOIR, guides régionales de Madleine NOEL-DUMONT. Parmi ceux-ci figurent les noms de William Wood (du 42-29530, évacué ensuite par la ligne Bordeau-Loupiac - E&E 252) et Satterfield. Ces demoiselles ne peuvent revenir chercher les deux autres (Mertes et Greer) le lendemain et communiquent un nouveau rendez-vous à PLEHIERS.

Étienne GARS du 3 Rue de Thérouanne à Saint-Omer emmène ainsi Wayne Greer et Daniel Mertes à Hazebroeck dans le camion de LECOINTE, tanneur à Saint-Omer, et les remet à Gaston PLEHIERS. Ce dernier habite au 04 Rue Victorien Sardou à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et est en contact avec Madeleine DUMONT, épouse NOËL, qui reconstruit Comète à Paris avec l'abbé BEAUVAIS, suite aux arrestations de Jacques LE GRELLE et Jean-François NOTHOMB.

Nous ignorons le parcours de Walter Satterfield, une fois arrivé à Paris. Le rapport de Wayne Greer mentionne qu'à Vigneux-sur-Seine, Satterfield et lui logèrent chez Clément "NOGARY"/"MOGERIRE" (NEGRERIE), 54 Avenue du Parc (une artère vraisemblablement renommée après la guerre).

Il est vraisemblable qu'il est resté caché dans la région jusqu'à la libération. Satterfield quitte Laval par avion le 27 mars à destination de l'Angleterre où il est interviewé le lendemain par l'I.S. 9.

Walter Satterfield repose au cimetière d'Olive Branch à Alton, Virginie.


© Philippe Connart, Michel Dricot, Edouard Renière, Victor Schutters